Perpignan (66) : Victoire de la solidarité !

Le 15 juillet se tenait le procès de Denis Lambert, membre du Comité de soutien au Collectif des sans-papiers, poursuivi pour avoir hébergé une famille arménienne (dont deux jeunes enfants) déboutée du droit d’asile.

Un procès expédié en quelques minutes, la relaxe étant prononcée juste après la déclaration du procureur en début d’audience qu’« au vu des conclusions déposées par la défense, il n’y avait pas lieu de poursuivre ». Une décision joyeusement et bruyamment saluée par les manifestantEs rassemblés en soutien à Denis.

Pourtant, toute cette affaire avait été minutieusement montée par la police et un substitut du procureur dans le but d’intimider le collectif et ses soutiens. Certes, le dossier étant inconsistant, l’acharnement judiciaire aurait tourné à la farce, mais c’est surtout grâce à la mobilisation autour de Denis que cette victoire a été remportée.

« La solidarité n’est pas un délit »

En quelques jours, 2 500 signatures pour la pétition, une déclaration nationale signée par des organisations politiques de gauche et associations, un communiqué de soutien du Syndicat de la magistrature et du Syndicat des avocats de France. Georges Gumpel, membre du BN de l’UJFP, s’est déplacé pour témoigner qu’enfant juif, il avait été caché en 1943-44 et que lui-même avait hébergé des sans-papiers. Une affaire assez emblématique pour que les médias nationaux s’en fassent l’écho.

Le soutien a aussi franchi les frontières : trois conseillers municipaux de Barcelone ont apporté leur soutien ainsi que de nombreux artistes de Catalogne Sud. 

À l’issue du procès, le collectif déclarait « [sortir] renforcé de cet épisode, plus que jamais déterminé à exiger un traitement humain et une solution durable qui passe par des régularisations… La solidarité n’est pas un délit ».

CorrespondantEs

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.