Nancy (54) : répression antisyndicale chez les éducateurs

De novembre 2011 à février 2012, une équipe d’éducateurEs de rue de l’association Vivre dans la Ville à Vandœuvre (54) ont fait 29 jours de grève, avec occupation du hall du conseil général...

En janvier 2013, les contrats de travail des éducateurEs de Vivre dans la Ville sont transférés vers Jeunes et Cité, une association plus importante, cela sur décision du conseil général... avec suppression de deux postes administratifs.
À partir de là et jusqu’en septembre 2013, s’abat une répression syndicale à l’encontre de l’ensemble des ex-Vivre dans la Ville, répression se concluant par le licenciement pour faute grave (sans préavis ni indemnité) des trois syndiquéEs de l’équipe (Sud et CGT), dont un camarade du NPA.

Acharnement et usage de faux...
Le procès en appel concernant leur licenciement a eu lieu mardi 3 mars à Nancy. L’avocat de l’employeur a usé de toutes les manœuvres possibles : mensonges, manipulations diverses... Que le patron soit dirigeant de La Poste ou qu’il vienne de l’industrie, du commerce ou du secteur social, les méthodes sont rigoureusement identiques : répression, répression et encore répression.
La cour d’appel de Nancy était pleine à craquer des soutiens aux trois éducateurEs : ex-collègues, habitantEs du quartier et syndicalistes... L’avocate des salariéEs licenciés a démontré que le motif invoqué, l’insubordination, ne reposait sur rien, et que, pour parvenir à les mettre à la porte, l’employeur n’avait pas hésité à fabriquer un faux document à en-tête ministériel...
La décision de la cour sera prononcée le 28 avril prochain.

Correspondant

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