Metz, Borny-Trémery (57) : PSA s’attaque aussi à la médecine du travail

La restructuration du groupe PSA ne connaît pas de trêve malgré les résistances des salariéEs (cf. l’Anticapitaliste n°297). Mais si des mobilisations existent et font reculer provisoirement partiellement la machine à briser les salariéEs, les pressions continuent, et augmentent en dépit des protections que sont censés fournir le code du travail et les institutions représentatives du personnel.

Parmi les institutions susceptibles de servir de garde-fou aux attaques répétées contre les conditions de travail, avec leurs conséquences sur la santé des travailleurEs, les services de la Médecine du travail peuvent jouer un rôle important. Leurs actions concernent tant la prévention que le suivi de celles et ceux victimes de maladies professionnelles ou d’accident du travail. 

Et c’est bien ce rôle qui, même dans un cadre juridique contraignant, est encore de trop pour la direction du groupe PSA. Pour ces briseurs de salariéEs, le médecin du travail doit accompagner la politique patronale.

TouTEs concernés !

Accompagner la politique patronale, c’est bien ce que refuse le docteur Isabelle Kryvenac, médecin du travail de l’usine de Borny-Trémery. C’est pour cette raison que la direction de PSA veut la licencier. L’inspection du travail va commencer son enquête dans les jours qui viennent pour vraisemblablement rendre sa décision en septembre.

Une nouvelle fois, PSA anticipe sur les disposition de la loi Macron qui tend à réduire encore les droits de la médecine du travail. Les salariéEs du site se sentent concernés par cette attaque et une pétition nationale est à signer largement dès maintenant pour amplifier la mobilisation.

Robert Pelletier

Pour signer la pétition et faire circuler

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