Sélection à la fac, destruction de l’université : non merci !

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Ce lundi 30 octobre, le Premier ministre et les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont présenté leur « plan étudiants » en donnant les principaux éléments des réformes concernant l’enseignement supérieur, et notamment l’accès à l’université.

Toutes les mesures proposées par le gouvernement sont des reculs pour les étudiantEs : dès la licence, c’est une sélection cachée qui se met en place par l’instauration « d’attendus » qui devront être validés par les étudiantEs pour entrer dans la filière de leur choix. Si le bac suffisait auparavant pour entrer dans l’enseignement supérieur, c’est maintenant fini. Il faudra valider des cours en ligne supplémentaires pour certaines filières, quand, pour d’autres, si l’étudiantE n’a pas le bon bac, des modules supplémentaires devront être validés pendant la première année. L’entrée dans le supérieur n’est donc plus garantie, d’autant plus que la ministre a spécifié que l’accès garanti ne serait assuré que « dans la limite des places disponibles »… c’est-à-dire dans très peu de filières. Tous les outils seront utilisés pour la sélection : bac de français, notes du lycée, avis du conseil de classe de terminale, activités extra-scolaires, lettres de motivations. Et touTEs les lycéenEs devront se conformer à ces exigences pour entrer dans le supérieur.

Par ailleurs, le gouvernement se moque totalement des étudiantEs quand, dans son plan pour lutter contre la précarité, il propose entre autres de « payer les bourses » à l’heure… Une proposition qui montre bien l’état d’esprit du gouvernement Philippe et de sa ministre Frédérique Vidal, qui sont en train de s’imposer comme les premiers ennemis de la jeunesse. Alors qu’elle est attaquée de toute part avec des ordonnances qui vont précariser touTEs les étudiantEs salariés (50 % des étudiantEs), c’est aussi leurs conditions d’études qui sont remis en cause. Face à cela, il s’agit maintenant de poser les bases d’une unité entre toutes les organisations de jeunesse, et de préparer la date du 16 novembre dans les universités et les lycées : seul un mouvement massif de grève, de blocages des lieux d’études et de convergence avec les travailleurEs, notamment celles et ceux de l’université (enseignantEs et BIATSS) permettra de battre en brèche ces propositions.

Arthur (Paris 1)

 

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