Trump, y a le feu !

Le scénario des incendies en Californie se répète de façon dramatique. Une sécheresse due à de fortes chaleurs et à l’absence de pluies depuis des mois favorise des départs de feux attisés par des vents violents. Depuis le 8 novembre, les incendies établissent des records. 44 mortEs, 200 disparuEs, des milliers de personnes évacuées, des hectares ravagés, la ville de Paradise détruite... Une nouveauté : les lieux habités par les riches, voire des très riches, sont touchés.

La répétition et l’aggravation de ces incendies sont en réalité dues au réchauffement climatique. Comme les rapports successifs du GIEC le montrent, la montée des températures produit des phénomènes météo de plus en plus extrêmes, rapprochés et violents, qui créent des catastrophes auprès des populations, en général celles des pays du Sud, les plus pauvres.

Ainsi, ne pas enclencher une lutte énergique pour inverser la courbe des températures et arrêter de produire les gaz à effet de serre destructeurs, à commencer par le CO2, est criminel. Le dernier rapport du GIEC qui a validé les différences entre les réchauffements à + 1,5 °C et à + 2 °C est catégorique : il est encore temps d’agir, mais il faut le faire dès maintenant et fortement. Mais les États qui ont commandé ce rapport ne sont pas prêts à engager les politiques nécessaires pour sauver la situation car ils ne veulent pas nuire aux grands groupes capitalistes du pétrole, de l’agriculture industrielle, des transports, responsables des émissions de gaz à effet de serre. Ils sont déjà bien incapables de tenir leurs piètres engagements de la COP 21, qui aboutiraient à une hausse supérieure à 3 °C…

Pourtant, les solutions sont connues et possibles à mettre en œuvre si on s’attaque au capital, si on change de modes de production et de consommation. Ces solutions, nous devrons les imposer par nos luttes et nos exigences. « Changeons le système, pas le climat ! » : ce mot d’ordre, repris dans les marches mondiales pour le climat, marque une prise de conscience généralisée de la responsabilité du capitalisme. Marcher ne suffira pas, nous avons besoin d’intensifier les luttes, de proposer des choix nouveaux pour sortir du modèle productiviste capitaliste. Le NPA portera de telles revendications dans les prochaines marches pour le climat, le 8 décembre.

Commission nationale écologie

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