Quimper : soutien à la résistance d’Afrin

Malgré l’étau du « couloir sibérien » qui a frigorifié la Bretagne, nous étions près d’une cinquantaine de personnes le mercredi 28 février à Quimper, sur le Plateau de la Déesse, pour soutenir la résistance d’Afin contre l’agression criminelle d’Erdogan, sans oublier le massacre en cours dans la Ghouta orientale par le boucher Assad.

Ce rassemblement, appelé par la LDH et le collectif « S’unir pour ne pas subir » composé d’une douzaine d’associations, syndicats, groupe antifas et partis dont le NPA, se voulait à la fois un moment de solidarité avec la résistance d’Afrin contre l’agression ­d’Erdogan, une dénonciation de la complicité de Macron et du gouvernement français avec le dictateur d’Ankara mais aussi un hommage à Kendal Breizh, internationaliste breton. Ce militant a combattu les armes à la main Daech au sein des YPG kurdes. Il a été assassiné par les bombes turques le 10 février en défendant la population d’Afrin.

Une solidarité qui se développe

Nous avons déployé banderoles et affiches de soutien, et entendu plusieurs interventions tant du collectif « S’unir » que de la LDH, du PCF et du NPA.

Cette manifestation faisait écho, aussi, à l’interdiction par le préfet du Finistère, il y a quelques jours, d’un rassemblement sur le même thème à Morlaix, au motif qu’à Brest lors d’un rassemblement des heurts avaient opposé des Turcs pro-­Erdogan aux manifestantEs kurdes et leurs soutiens.

Ces diverses actions démontrent qu’en Finistère et, plus largement, en Bretagne, l’expérience en cours au Rojava et la résistance d’Afrin suscitent beaucoup d’intérêt et de solidarité, comme en témoignent les succès d’affluence du film projeté et présenté à Brest et Quimper par Mireille Court et Chris Den Hond, Une utopie au cœur du chaos Syrien.

Ces actions de soutien se poursuivront dans les jours qui viennent à Lorient et Carhaix.

Correspondant

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