Palestine : notre camarade Khalida Jarrar de nouveau emprisonnée

Khalida Jarrar, élue au Conseil législatif palestinien sous l’étiquette du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), a été arrêté à son domicile de Ramallah dans la nuit du 29 au 30 octobre et est détenue depuis. Lors de la même opération militaire israélienne, qui a mobilisé pas moins de 70 soldats, ce sont une douzaine de militants et intellectuels palestiniens qui ont été arrêtés, parmi lesquels Ali Jaradat, écrivain et ancien prisonnier politique.  

Khalida Jarrar avait été libérée de prison en février dernier après un emprisonnement de 20 mois sous le régime de la détention administrative. Cette procédure permet à l’armée de maintenir quiconque en prison, pour des périodes de trois à six mois renouvelables à l’infini, sans chef d’inculpation et sans qu’aucune preuve ne soit produite.

Ce sont toujours les mêmes raisons qui sont invoquées : elle serait une « menace » pour la sécurité d’Israël. Khalida avait déjà été emprisonnée entre le 2 avril 2015 et le 3 juin 2016 pour le même motif, et sans aucun élément incriminant.

Comme le rappelle l’Humanité (5 novembre), « Khalida Jarrar défend depuis longtemps la liberté des prisonniers palestiniens au sein d’Addameer, Association de soutien aux prisonniers et de défense des droits humains. Elle est membre d’une commission palestinienne chargée de déposer devant la Cour internationale les plaintes et les dossiers relatifs aux crimes israéliens commis à l’encontre des Palestiniens, aux attaques sur Gaza, aux confiscations de terres, à la construction de colonies et aux arrestations arbitraires. »

De toute évidence, ce qui « menace » Israël est la volonté maintenue de Khalida de poursuivre la lutte contre l’occupation et de ne pas se soumettre aux menaces et aux pressions israéliennes.

J.S.

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