Catalogne : échos de Valencia

La répression du 20 septembre, fortement connotée de franquisme, a été mise en place par le gouvernement du Parti Populaire avec le soutien actif des partis du système hérité de la constitution « syphilitique » de 78. Cela a déclenché un mouvement massif et déterminé mais pas encore majoritaire dans l’ensemble de l’Etat espagnol.
En Catalunya, les manifestations de masse ont cessé, en attente du 1-O, jour du referendum. Mais cela ne signifie pas pour autant que la mobilisation elle se soit arrêtée !
Cette mobilisation a besoin de se reposer et de préparer les affrontements à venir.
La mobilisation va crescendo et s’enracine dans les quartiers, les lieux de travail, d’étude et le mouvement social. Des collages, diffusions de tracts, occupations de facs (entre autres) ont lieu tous les jours et cela de manière massive et festive. Les force de répression sont quelque peu débordées mais se préparent pour le 1-O qui sera un jour déterminant pour la suite.

Le referendum aura bien lieu
Le pais valencien ayant une histoire fortement liée à la question « nationale », un  mouvement de solidarité unitaire et déterminé se développe et fait face au pouvoir et aux fascistes très implantés dans notre « pais ».
Lundi 25, un meeting de soutien au droit à l’autodétermination et contre la répression s’est tenu avec 600 personnes dans le théâtre d’un quartier populaire. On a été accueilli par un rassemblement d’environ 200 personnes, organisé par des associations liées au Parti Populaire et par España 2000, un groupuscule neofranquiste dont la principale activité consiste à tabasser des immigréEs et des militantEs de gauche. Les flics ont laissé ceux ci s’approcher à 5 m de l’entrée, il était logique qu’une certaine tension ait lieu !
On a pu finalement tenir notre meeting d’où l’on est ressorti encore plus décidé et en se donnant de nouveaux rendez-vous, le prochain étant le 1-O devant la mairie de Valencia où l’on tiendra un rassemblement de lutte.

 

 

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