Argentine : escalade répressive contre le peuple mapuche

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Vendredi 1er décembre a eu lieu, à Paris, un rassemblement contre la répression exercée en Argentine à l’encontre du peuple mapuche, à l’appel d’organisations de solidarité argentines et latino-américaines, auquel a participé le NPA.

Le mot d’ordre de l’appel disait avec clarté : « Aujourd’hui plus que jamais, nous devons nous mobiliser pour arrêter cette escalade répressive en Argentine. »

Répression planifiée

La répression du gouvernement de Macri est criminelle et fait partie d’un véritable plan. Le 1er août, le militant Santiago Maldonado disparaissait après avoir subi le feu des balles de la gendarmerie. Son corps est réapparu 45 jours après et, selon la version officielle, il se serait simplement noyé dans la rivière. 

Le 25 novembre Rafael Nahuel a été assassiné près du lac Mascardi lors d’une manifestation, et il y a eu trois blessés par balle. Facundo Jones Huala – dirigeant de la résistance populaire mapuche – est quant à lui prisonnier, en attente de son extradition au Chili.

Les Mapuches se mobilisent pour leurs terres et protestent contre la déprédation de la Patagonie que réalisent les grands groupes capitalistes nationaux et internationaux. Le gouvernement les traite comme un groupe subversif et violent, qui ne reconnaît pas l’État argentin. On sait ce que cela signifie en Argentine. 

Avec l’accord des gouverneurs péronistes, la militarisation de toute la Patagonie s’est mise en marche. Le vendredi 1er décembre une manifestation de travailleurEs de la santé a été violemment réprimée à Neuquen.

Austérité et violence

Le président Macri est en train d’exécuter un violent plan d’austérité. Il s’agit de liquider la législation sociale, d’augmenter brutalement les tarifs des services publics, de diminuer les retraites, de réduire les aides sociales, c’est-à-dire d’imposer une misère encore plus grande que celle que connaît le peuple argentin.

Il y a des résistances et des mobilisations contre le gouvernement, contre l’austérité et contre la répression. À Buenos Aires des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées en faveur de Santiago Maldonado. En Patagonie aussi.

Les interventions assassines des forces répressives contre les Mapuches sont un premier chapitre de ce que les autorités entendent généraliser dans tout le pays.

De plus, Macri préside maintenant le G20 et doit montrer au grand capital sa capacité à imposer ses plans, si nécessaire dans le sang.

Le 7 décembre, la « Rencontre Mémoire Vérité et Justice » – qui coordonne les organisations politiques de gauche, de la jeunesse et les organismes militants de défense des droits de l’homme – appelle à la « Marche de la Résistance », place de Mai de Buenos Aires. Le peuple argentin, la classe ouvrière, la jeunesse et tous les ceux qui luttent, exigent justice pour Maldonado et Rafael Nahuel, la démission de la secrétaire à la Sécurité, et considèrent le gouvernement comme responsable de cette vague criminelle.

Correspondant

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