L’Envolée, d’Eva Riley

Henri Wilno

Henri Wilno est membre du groupe de travail économique du NPA et du comité de rédaction de L’Anticapitaliste.

Film britannique, 1 h 23, sorti le 8 juillet.

Dans ce premier long métrage, Eva Riley décrit les transformations d’une adolescente de 14 ans. Briller dans son club de gymnastique, avoir le soutien de la responsable, cela n’épargne pas à Leigh, adolescente de 14 ans, les ricanements et les remarques des autres filles sur sa tenue ringarde et son manque d’argent. La mère de Leigh est morte, son père a une autre relation et elle ne peut pas attendre beaucoup d’aide de cet absent, employé d’un supermarché.

Maelstrom de sensations et d’émotions

Profondément seule et repliée sur elle-même, elle ne se réalise que dans son club. Un jour, elle voit débarquer un jeune, Joe, qui se présente comme son demi-frère : elle ne connaissait pas son existence, son père s’était bien gardé d’en parler.

Les premiers contacts entre eux sont rugueux mais un rapprochement va s’opérer. Joe navigue dans la petite délinquance dans une bande dirigée par un petit caïd du coin. Toutes ses phrases comportent au moins un « fuck ». Avec lui, Leigh va découvrir une vie plus exaltante, l’argent obtenu par les vols, les virées en moto… mais aussi des rapports entre les membres de la bande qui peuvent se tendre rapidement.

Au fil du film, Leigh est traversée par un maelstrom de sensations et d’émotions. Des bifurcations s’ouvrent entre lesquelles elle hésite. Une petite histoire de jeunes jouée avec talent par des amateurEs, une histoire où pèse en arrière-plan la réalité sociale.

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