Haute-Garonne. Protection sociale des jeunes majeurs : la mobilisation a payé !

Les travailleurEs sociaux ont fait plier le président du conseil général de la Haute-Garonne, xénophobe et raciste.

La politique d’austérité du gouvernement s’attaque, entre autres choses, au financement des collectivités territoriales : – 1,5 milliard d’euros cette année, et – 11 milliards d’ici à 2017. Ces coupes touchent les budgets des conseils généraux, dont celui de Haute-Garonne.
Président PS du département, Pierre Izard, soutenant ses amis gouvernementaux, a choisi d’appliquer la politique raciste et xénophobe portée par le Front national et appliquée par le gouvernement : la préférence nationale.
Se disant que ça ne créerait pas de résistance, il a demandé, début août, aux MECS (Maisons d’enfants à caractère social) de renvoyer dans la rue les jeunes travailleurEs de 19 à 21 ans hébergés en foyer, d’abord les étrangers et les sans-papiers, les « Français » n’étant hypothétiquement concernés qu’au printemps 2015...

Contre-offensive
C’était sans compter sur la capacité d’insoumission des travailleurEs sociaux qui ont courageusement décidé de garder les jeunes dans leurs structures avant d’organiser la contre-offensive début septembre : rassemblements devant le conseil général, puis installation d’une tente de mobilisation.
Durant quinze jours, ils et elles sont restéEs là, jour et nuit. Il y a eu des hauts et des bas, mais, soutenuEs par d’autres secteurs – la CIP, le DAL, les hospitaliers contre l’Hôstérité, le GPS – et malheureusement moins par certaines centrales syndicales présentes, elles et ils se sont attaqués à l’image du président du conseil général. Celui-ci, voyant les élections arriver, a préféré, le mardi 23 septembre, se rétracter complètement et satisfaire la totalité des revendications.
La lutte a payé. Un exemple à suivre !

TLR

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