Grèce : on fabrique, on vend, on se paie

Une des formes de la résistance du peuple grec aux politiques imposées par la troïka a été le développement des initiatives sociales pour prendre en charge des centres médicaux, des banques alimentaires, des banques de médicaments, etc. Et dans l’agriculture, on a vu la remise en route de circuits courts entre producteurs et consommateurs.

De façon beaucoup plus limitée, le secteur industriel est lui aussi touché par le phénomène. Les 23 ouvriers de l’usine VIO.ME., située à Thessalonique, se sont constitués en coopérative en 2013 en rachetant une partie du matériel de l’ex-usine de construction et en s’orientant vers la création de produits nettoyants naturels à base de savon et de vinaigre. Cela fait deux ans qu’ils produisent et commercialisent ces produits de nettoyage écologique dans l’usine occupée, ce qui leur garantit un revenu modeste pour leur famille. Ils prennent les décisions collectivement en assemblée.

Les anciens propriétaires de l’usine l'ont abandonné il y a quatre ans, s’appropriant tous les bénéfices et laissant derrière eux une dette de cent millions d’euros. Depuis, ils n’ont jamais cessé leurs tentatives de nuire à leurs anciens salariés. Aujourd’hui, ils conspirent avec les syndics et le système judiciaire afin de liquider l’entreprise. Un nouveau jugement doit statuer sur la demande des administrateurs de liquider la machinerie et les installations.

Quelle que soit la décision du tribunal, les travailleurs de VIO.ME. et ceux qui les soutiennent ont affirmé leur détermination à poursuivre et à défendre ce qu’ils ont entrepris.

http://www.viome.org/p/francais.html

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