Grand débat national : « Cause toujours »

 

Avec sa « Lettre aux Français » publiée dimanche soir, Macron a officiellement lancé le « Grand débat national », supposé être « la » réponse au mouvement des Gilets jaunes et aux aspirations qu’il porte. Une manœuvre pour tenter de déplacer la contestation sur le terrain institutionnel ou sur des questions ultra-minoritaires dans le mouvement (comme l'immigration), mais également l’expression de l’incapacité du pouvoir, depuis deux mois, à éteindre la mobilisation. 

Ne nous y trompons pas : il s’agit bel et bien d’une entourloupe de la Macronie, et ceux qui ont fait le choix, à l’instar de la CFDT, de considérer ce « débat » comme « le » moyen de « sortir de la crise », contribuent à la tentative d’enterrement du mouvement. 

Mais l’affaiblissement du gouvernement et son déficit croissant de légitimité font de ce « Grand débat » une arme à double tranchant : tandis que les appels au boycott fleurissent, certainEs, parmi les Gilets jaunes, entendent se saisir de cette initiative pour se faire entendre encore un peu plus et, pour reprendre une formule lue sur les réseaux sociaux, « pirater » la concertation. 

Retour, dans ce dossier, sur la manœuvre du gouvernement, sur les thèmes auxquels il nous enjoint de nous soumettre, et sur ceux qu’il s’agit d’imposer, que l’on soit boycotteurE ou pirate, en continuant de travailler à une extension de la mobilisation.

Le « Grand débat national », ou comment transformer l’or en vil plomb

Le « Grand débat national » imaginé par Macron pour tenter de répondre au mouvement des Gilets jaunes, et surtout pour le désamorcer, est-il une machine infernale capable d’atteindre son objectif ou s’avérera-t-il être un écran de fumée guère plus efficace que les lacrymos pour réd

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