Les stéréotypes sexistes, c’est pas du cinéma

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Il est difficile d’y avoir échappé, Star Wars Episode VII a cartonné dans les salles du monde entier. Mais Disney ne comptait pas seulement sur la vente des tickets d’entrée pour remplir ses caisses, puisque la vente de jouets faisaient partie intégrante du plan. Ainsi, d’après l’agence Reuters, avec ses jouets Star Wars, Disney a engrangé quelque 700 millions de dollars de bénéfices rien qu’aux États-Unis. Un marché qui, poussé cette année par ces produits, a progressé de 6,7 % aux États-Unis, pour atteindre le chiffre de vente mirobolant de 19,4 milliards de dollars...

Mais pas n’importe quel jouet Star Wars. Comme le révèle le journal Libération, il fallait vraiment avoir la force ce noël pour trouver au pied du sapin un jouet, une figurine, une représentation dans un jeu de société, de Rey, l’héroïne centrale du tout dernier opus. Car à la différence de ses comparses masculins, la nouvelle héroïne ne figurait pas sur les étals des marchands...

Après une intense campagne des fans sur les réseaux sociaux, Disney a dû se défendre... et justifier l’injustifiable. Dans un communiqué officiel, la société de Mickey a d’abord affirmé que Rey n’a pas été mise en avant dans un certain nombre de produits dérivés Star Wars pour ne pas divulguer l’intrigue du film. Mais la vérité est ailleurs... Selon les confidences d’un fabricant de jouets, ce personnage a été écarté pour de scandaleuses raisons marketing. Disney craignait en effet que les petits garçons refusent de jouer avec une héroïne...
Visiblement, pour ces vendeurs de soupe, qu’un garçon puisse s’identifier à une fille est un problème. Et de toute façon, pour les filles, il y a bien d’autres jouets que ceux issus de l’univers Star Wars, des jouets tout roses et inspirés des films de princesses...
Car les directives du marché du jouet sont claires : « Maintenir la division nette entre les produits pour filles et garçons. Marginaliser les personnages féminins dans les produits qui ne sont pas spécifiquement markétés pour les filles. » Bref, le côté obscur de la force du capitalisme... qui ne connaît que celui-là !

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