Évry (91) : Appel 24, suites et pas fin !

C'est la quatrième semaine de grève chez Appel 24 et Sérénité 24 (cf. l’Anticapitaliste n°283). Depuis le 16 mars, 11 des 15 salariées de ces deux plateformes téléphoniques (qui n’en font en réalité qu’une), protestent contre leurs conditions de travail, le traitement de leur hiérarchie, et pour une augmentation de 200 euros net mensuel.

Après avoir popularisé leur lutte et noué des contacts notamment avec les UL et UD CGT, les grévistes ont dû faire face à des embauches de CDI destinées à les remplacer et ainsi casser le mouvement. Les grévistes ont aussi reçu la visite d’un huissier venu leur distribuer une convocation au TGI pour entrave à la liberté du travail et atteinte à la bonne marche de l’entreprise...
Le lendemain, après 4 heures de négociations, la délégation des grévistes et leurs soutiens syndicaux ont quitté la table des négociations : le patron accepte d’aménager une vraie salle de pause et reconnaît la légitimité du regroupement économique et social de ses sociétés en vue d’organiser des élections professionnelles, mais il refuse catégoriquement le paiement des jours de grève, et ne propose qu’entre 10 et 57 euros brut d’augmentation de salaire prime incluse, selon l’ancienneté. Hors de question de descendre en dessous de 120 euros net !

Populariser le mouvement
Le vendredi 3 avril, la CGT appelait à un rassemblement devant le TGI d’Évry afin de soutenir les 11 salariées. Comme son dossier n’est pas solide, l’avocate du patron a tenté de persuader les accusées de reprendre les négociations juste avant l’audience afin de ne pas avoir à plaider ! Les grévistes ne sont pas tombées dans le panneau. La plaidoirie de l’avocate du patron a été un tissu de mensonges, le tout démonté avec art par l’avocat de la défense. Les salariées ont été acquittées des deux chefs d’accusation… Pour autant, le patron n’a pas repris les négociations.
Afin de faire connaître leur mouvement et le besoin de solidarité financière, les 11 grévistes ont réalisé une apparition appréciée le 9 avril avant de porter leur revendications devant le conseil municipal d’Évry le soir même. Il y a urgence à populariser leur mouvement.

CorrespondantEs

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