Évry (91) : Appel 24, c’est pas fini !

La sixième semaine de grève s’achève à Appel 24 et Sérénité 24, les deux plateformes téléphoniques (voir l’Anticapitaliste n°283 et 285)...

Malgré ses 700 000 euros de résultat net publiés pour 2013, le patron continue de prétendre ne pas être en capacité de satisfaire les revendications salariales des grévistes, et refuse toujours de payer les jours de grève. Deux salariées sont actuellement en procédure de licenciement : une non gréviste qui n’a pas caché sa sympathie pour ses collègues en lutte, et une gréviste pour une ridicule histoire de casier.

L’inspection du travail a pu constater l’embauche des CDI qui remplacent les grévistes, mais n’étant ni des CDD ni de l’intérim, elle n’a pas considéré cela comme une action visant à casser la grève. Et ces derniers jours, l’inspectrice a enfin visité les locaux de l’entreprise… Pôle Emploi n’a cessé d’envoyer chômeurs et subventions vers ces entreprises depuis des années, alors même que des usagerEs alertaient régulièrement des pratiques du patron. Sensée intervenir dans la médiation, la préfecture n’est quant à elle jamais venue aux rendez-vous...

Les faux-amis...

La déception la plus importante pour les grévistes vient probablement de l’attitude de la mairie. Le sujet ayant été amené au conseil municipal par une question orale du Front de gauche, le maire a d’abord qualifié le tôlier de « patron voyou »... avant d’inviter les grévistes à s’adresser aux services sociaux pour un traitement au cas par cas. À ce jour, celles-ci attendent toujours un rendez vous avec les-dits services…

Un conseiller municipal de la majorité s’est proposé pour jouer les médiateurs : lors des médiations, sa proximité avec le patron a conduit les grévistes à mettre un terme à celles-ci. Peu après, ce médiateur a indiqué que les grévistes seraient manipulées par la CGT à des fins politiques, que le patron ne pouvait pas les augmenter, et qu’il serait bon qu’elles cessent de rester tous les jours devant l’entreprise… 

Les grévistes restent déterminées, et s’engagent dans leur 7e semaine de conflit.

CorrespondantEs

 

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