Un cas confirmé, des cas suspects : inquiétude dans les ateliers de Maury Presse

Maury Presse est une imprimerie établie sur deux sites de la commune nouvelle du Malesherbois (Malesherbes et Manchecourt), elle a notamment pour clients des magazines nationaux et des catalogues .

Le boulot a continué malgré une certaine baisse d’activité. Il y a moins de salariéEs présentEs sur les deux sites (gardes d’enfants, arrêts maladie, congés partiels…).

Mercredi 18 à midi, la direction a annoncé le chômage partiel, les agentEs sont donc rentréEs à la maison et y sont restéEs jusqu’à vendredi. Vendredi 20, la direction a fait volte-face et leur a mis un gros coup de pression, menaçant les absentEs sans certificat médical d’être considéréEs comme en absence injustifiée et donc de perdre des journées de salaire. La direction veut décompter ces jours sur les jours de congé de ceux et celles qui le voudraient bien, et les considérer comme journées sans soldes pour les réfractaires. La CGT considère que cette situation est due à une erreur de la direction et que c’est à elle d’en assumer les conséquences, en rémunérant les salariéEs absentEs à hauteur de 84 % du salaire net comme cela aurait dû être le cas pour une situation d’activité partielle.

Mais cette volte-face de la direction a d’autant plus aggravé la mauvaise ambiance sur les sites que les salariéEs sont déjà très anxieux.ses par rapport à l’épidémie, à l’insuffisance des mesures prises et au manque de transparence de la part de la direction.

Les mesures prises consistent en :

·   Des mesures d’éloignement dans les ateliers, qui ne peuvent pas être appliquées sur un certain nombre de postes

·   Un marquage au sol a été mis en place au niveau de la pointeuse pour marquer les distances

·   Des gants ont été fournis, mais ils sont fins et se déchirent facilement

·   Un flacon de gel hydro-alcoolique par atelier

·   Des vaporisateurs de virucide ont été installés afin de désinfecter et nettoyer les machines, la pointeuse, les distributeurs de café.

Il n’y a pas de masques. La CGT a demandé à ce que les secouristes du travail, déjà présentEs sur le site, prennent la température des salariéEs à leur arrivée, la direction n’a pas donné suite.

Un cas de covid-19 a été diagnostiqué sur le site de Malesherbes mais aucune mesure n’a été prise. Il y a 2 autres suspicions de cas de covid-19 chez des salariéEs, ainsi que chez la compagne d’un salarié ; mais la direction ne communique pas dessus.

La CGT ainsi que nombre de salariéEs sont pour fermer le site le temps de la pandémie, considérant que la presse magazine n’est pas un secteur essentiel dans la période.

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