SNCF : En Rhône-Alpes, on grève !

Débutée jeudi 18 février à 18 heures à l’appel de la CGT, SUD-Rail et la CFDT, cette grève régionale a duré trois jours, « perturbant sérieusement le trafic » pour reprendre les mots de la presse. Nous ouvrons nos colonnes à des militantEs cheminots de la CGT qui y ont participé et qui reviennent ici sur les raisons de la colère...

Depuis novembre 2015, au lendemain des élections professionnelles chez les cheminots, dans la seule région Rhône-Alpes, ce sont plus de 13 restructurations que la direction a engagées au forceps pour démanteler les valeurs du service public, la casse de l’emploi et le savoir-faire des cheminots. Les conséquences de ces restructurations seront sans appel : une très forte dégradation de la sécurité des circulations et de la sûreté du personnel et des usagers.

En parallèle, la loi du 4 août 2014 portant sur la réforme ferroviaire prévoit la casse de tous les métiers et de la réglementation du travail, dégradant aussi davantage les conditions de travail des cheminots et par effet de conséquence la sécurité des circulations déjà bien mise à mal depuis quelques années au regard des accidents ferroviaires de plus en plus fréquents.

Et la sécurité dans tout ça ?

Dès la fin du mois d’août et malgré les incidents répétés de rackets et d’incivilités à bord de nos trains sur la région Alpes, la direction entend supprimer les contrôleurs à bord des trains, au prétexte de lutter contre la fraude ! Quid des missions de sécurité et de sûreté des contrôleurs à bord des trains ?

La CGT cheminots sera très fortement mobilisée ce printemps et mettra tout en œuvre pour amener à sa cause les usagers, les politiques, les médias pour un service public sécurisé, une convention TER de haut niveau qui répond réellement aux besoins des usagers et des problèmes environnementaux.

Les cheminots CGT d’Annecy et environ

Titre, chapo et intertitre de la rédaction

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.