Rivesaltes (66) :« Factrices et facteurs debout ! »

À Rivesaltes, 150 jours de grève au centre de tri pour obtenir l’abandon du plan de restructuration, la requalification en CDI des emplois précaires, le droit de regard syndical sur la charge de travail...

Depuis le 30 novembre, les réunions publiques ont succédé aux apparitions dans les manifestations, à l’occupation des locaux du conseil départemental, aux actions interprofessionnelles et solidaires avec les agents des Impôts, les convoyeurs de fonds de Loomis, les jeunes employés du KFC... Les grévistes sont même venus soutenir le « faucheur de chaises » convoqué en janvier par la gendarmerie pour l’action contre l’agence BNP de Perpignan.

Et le 31 mars, c’est dans ce département qu’il y a eu le plus fort taux de grévistes à La Poste au niveau régional.

La place occupée

Des avancées ont été arrachées par la grève sur l’emploi et les conditions de travail, mais des points importants restent à valider et les grévistes exigent des garanties, notamment qu’aucune sanction ne soit prise à leur encontre ainsi qu’à l’encontre de leurs représentantEs syndicaux.

Et, le 25 avril, face à une direction revancharde ne lésinant pas sur les intimidations, les lettres de menaces, l’emploi illégal d’intérimaires, les grévistes, forts du soutien des usagerEs, ont décidé : « Factrices et facteurs debout ! » Une occupation de la place du marché 24 heures sur 24, avec de belles tentes (rouges !) et des lits de camp, « en résonance avec les actions menées dans le cadre de "Nuit debout", ce que l’on pourrait appeler la convergence des luttes », comme le déclare SUD-PTT 66.

Face à une direction qui se couche devant la « rentabilité » et qui n’a plus aucun sens de la solidarité du service public, les factrices et les facteurs se sont mis debout.

Correspondant

 

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