Reprise progressive de la production imposée par Michelin

Blog NPA auto-critique

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« L’État impose le confinement pour ne pas aller voir la famille. On n’a pas le droit de rester plus d’une heure en dehors de chez soi dans un parc mais par contre on a le droit d’être à l’usine pendant 8 heures pour fabriquer des pneus. C’est incohérent », estime le syndicat CGT Michelin.

La reprise d’activité « graduelle » concerne l’usine de Troyes (pneus pour véhicules agricoles), celle du Puy-en-Velay (pneus pour les engins de génie civil) et un atelier qui fabrique des moules de cuisson de pneumatiques à Clermont-Ferrand. 

Dans un premier temps, cette reprise concerne une cinquantaine de personnes par site et au total quelque 200 salariés en production.

 

Lu sur la page Facebook du syndicat Michelin

Michelin : le virus du profit

Des organisations syndicales émues par les difficultés du multi-milliardaire Michelin ont volé à son secours. Un accord a été trouvé : du 17 au 31 mars, les salariés devront prendre 10 jours à leur compte, 5 jours sur les congés annuels et 5 jours sur leur contingent de RTT, jours de repos ou encore sur leur compte épargne temps. Michelin prendra à son compte les deux premiers jours intégralement. 2=10, Einstein n’aurait pas trouvé mieux. Pour la période à venir, le patron se réserve le droit de pomper encore sur les jours de congés. Autant de jours que les travailleurs n’auront plus sous le coude après la période de confinement. Michelin est fier d’annoncer qu’il complètera le chômage partiel jusqu’à 87 ou 92% du salaire net, ce qui fait quand même une perte sèche de 144 à 234 Euros mensuels pour un salaire de 1800 Euros. Le patron rêve de reprendre la production le plus tôt possible. Avec l’arsenal de dérogations au Code du Travail, il compte se refaire une santé rapidement en faisant prendre des risques aux travailleurs. Le virus du profit et le corona virus ; quel est le plus dangereux ?

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