PSA Mulhouse : NCS, loi travail, à la poubelle !

Après 1 000 grévistes le 26 mai, 400 le mardi 31 mai, c’est cette fois 600 salariés qui ont débrayé le mardi 14 juin sur le site de PSA Mulhouse, contre le NCS 2, cet accord de compétitivité qui vise à aggraver le NCS 1.

Les principales attaques du NCS 2 sont l’aggravation du compteur de modulation des heures supplémentaires ou chômées. Pire que la loi El Khomri, puisque celle-ci s’attaque aux majorations des heures supplémentaires, PSA, avec son système de compteur des heures, ne paierait plus les heures de travail effectuées les samedis ou dimanches. De même, cet accord s’attaque à la paye des salariés travaillant de nuit qui risqueraient de se retrouver avec le même salaire que celui des doubleurs, soit 300 à 400 euros de moins...

Pour vendre son attaque, la direction annonce des mesures salariales pour les trois prochaines années, soit 5 à 6 euros de plus sur le salaire mensuel, et un accord d’inté­ressement inférieur aux précédents !

Débrayages et assemblées générales

Après de premiers reculs, comme la mesure la plus impopulaire, le travail obligatoire le samedi après-midi, la mobilisation continue contre la mainmise du patron sur nos week-ends et nos salaires. Chaque débrayage finit par une assemblée générale où tous les salariés peuvent s’exprimer.

Les défilés dans les ateliers se font aux cris de « NCS 1, NCS 2, à la poubelle ! » ou « loi El Khomri, précarité à vie, de cette société-là, on n’en veut pas ! »

Une chose est sûre : à Mulhouse comme sur le reste du groupe, la direction n’en a pas fini avec notre colère.

Correspondant

 

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