Pour que les cheminotEs se préparent pour faire payer la crise aux capitalistes

Pas de trêves contre les capitalistes !

C’est ce à quoi travaillent au quotidien les cheminotEs du NPA en cherchant à unifier les colères, les luttes, grèves et en tentant de les agglomérer dans un projet pour défendre le monde du travail, des sans rien avec un logiciel anti capitaliste, une rupture révolutionnaire, quoi !

Sur CNN en 2005, Warren Buffet, un des hommes les plus riches du monde malicieusement disait "il y a une guerre des classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe,  la classe  des riches qui mène cette guerre et qui est en train de gagner."

Et bien Warren, tu te plantes grave sur ton analyse, la classe des travailleurs exploités, des cheminot(e)s est toujours en cours d’affrontement contre les capitalistes  et le gouvernement à leur service..

Au cours des deux dernières années , la lutte de classe a été bien présente à la SNCF. Pour ce qui est d’un éventuel KO des cheminot(e)s lors du conflit de 2018, c’est raté !

Plus de 38 jours de grève sur trois mois qui ont permis d’accumuler de l’expérience en terme d’auto  organisation et de réfléchir sur comment dépasser le calendrier du 1/s ou pourquoi le maintenir pour qu’il soit gagnant?..

Cette qualité dans l’organisation est aussi marquée par l’essor et le montant dans les caisses de grèves pour maintenir notre mobilisation par la solidarité ouvrière et populaire. Les mouvements les plus médiatisés comme les droits de retrait chez les roulants suite à l’accident du 16 octobre 2019 en Champagne Ardenne et la grève massive aux ateliers de Châtillon le même mois ont montré la capacité de riposte et d’organisation que possèdent cheminotEs.

Cet hiver a aussi été marqué par une grève de près de 2mois contre la retraite à points .. Les cheminotEs y ont encore répondu présents en AG et dans la rue avec les autres secteurs professionnels, la jeunesse, en scandant le retrait de ce projet.

Les cheminotEs ne sont pas de la chair à virus et ni nos trains des taxis du MEDEF !

Alors, aujourd’hui les cheminotEs, les travailleurs du nettoyage des trains ne sont pas épargnés par le Covid 19. Souvent, ils ont fait le choix de ne pas aller au  travail  pour se protéger et protéger leurs proches en utilisant les congés pour garde d’enfants et en appliquant  leurs droits de retrait parfois sous la menace de grève, pour se mieux se faire entendre.

Ces démarches sont autant des formes d’émancipation chez les travailleurs, construite parfois avec les organisations syndicales et acquises avec l’accumulation des expériences de plusieurs années de luttes.

Alors, face aux annonces de Farandou, sous la dictée du patronat, de déglinguer nos emplois, nos conditions de travail, contre nos repos volés, le chômage partiel qui pointe son nez, la perte sèche des EVS, l’absence de mesures de prévention sérieuses pour nous et les usagers, la menace de licenciements, la riposte des cheminot(e)s continue à se construire sur nos chantiers, et dans toutes les têtes…

Quelles revendications ?

La riposte est toujours d’actualité avec des droits de retrait et des grèves, et devra monter en puissance pour être à la hauteur de cette offensive et être en capacité de s’intégrer dans un mouvement d’ensemble du monde du travail, avec des revendications et exigences discutées et décidées collectivement, en assemblée générale :

- Des masques ffp2 et des tests en quantité suffisante pour toutes et tous à la SNCF comme à la sous-traitance ;

- Interdictions des licenciements et des suppressions de postes

- Comme les hospitaliers, revendiquons une hausse de 500 euros par mois

- Réduction du temps de travail à 32h avec maintien du salaire

- Un service public SNCF sous contrôle des usagers et des travailleurs du rail

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