Poste (92) : Succès du rassemblement contre le licenciement de Gaël et contre la répression !

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Nous étions 300 personnes le 29 juin dernier au rassemblement en soutien à Gaël (SUD Poste 92) devant le ministère du Travail. Une ambiance très combative et chaleureuse, qui a donné du courage et de la détermination à tout le monde ! 

Beaucoup de postierEs étaient présentEs. Mais aussi des soutiens, parmi lesquelLEs ont pris la parole : Mickaël Wamen (CGT Goodyear), Éric Coquerel (député FI), Danièle Obono (députée FI), Olivier Besancenot (NPA), Romain Altman (Info-Com CGT), Éric Beynel (Solidaires), Laurent Degoussée (SUD Commerce)…

Acharnement de la direction

Le rassemblement a été l’occasion de rappeler la situation de Gaël et l’acharnement sans précédent dont il fait l’objet : 12 procédures de licenciement en 14 ans ! La procédure en cours date de 2010. La Poste avait tenté de le licencier en 2010 en l’accusant de séquestration alors qu’il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste : son licenciement avait été refusé successivement par l’inspection du travail, par le ministre du Travail de l’époque, puis par le tribunal administratif. La Poste a fait appel une quatrième fois et, en avril dernier, la cour d’appel du tribunal administratif de Versailles a relancé la procédure de licenciement. Gaël va à nouveau passer devant l’inspection du travail. Si celle-ci refuse à nouveau le licenciement, c’est Muriel Pénicaud, actuelle ministre du Travail, qui décidera si Gaël conserve son emploi.

À la « tribune » étaient présentEs plusieurs dizaines de camarades postierEs touchéEs par la répression. Car derrière le cas emblématique de Gaël, c’est une politique ultra répressive qui touche les postiers, et pas seulement les militants. Nous avons effectué un premier recensement des poursuites disciplinaires et pénales infligées aux militantes et militants SUD et CGT en Île-de-France : 10 ans de mises à pied cumulées depuis 2012, 14 ans depuis 2010 !

Au final, la convocation de Gaël à l’inspection aura lieu le 7 juillet, mais en cas de refus de sa part c’est de toute façon la ministre du Travail qui décidera très probablement d’ici la fin de l’été, d’où le maintien du rassemblement hier… devant le ministère justement.

Correspondant

 

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