Nike en grève : on ne se laissera pas faire !

Depuis le 8 octobre, près de la moitié des employéEs du magasin Nike des Champs-Élysées sont en grève, pour l’application du Code du travail, l’amélioration des conditions de travail et l’augmentation des salaires.

C’est un arrêt de travail au stock qui a conduit à ce qu’une soixantaine de salariéEs, dont une poignée de managers, sortent du magasin, échaudés par la pression quotidienne des petits chefs de la boutique, la plus grande de France, ouverte 7 jours sur 7, jusqu’à 23 h de surcroît.

Dynamisme des jeunes grévistes

Parmi leurs 13 revendications, les grévistes exigent entre autres l’instauration d’un management bienveillant, l’effectivité du suivi du personnel par la médecine du travail et le respect de la législation sur le travail de nuit qui leur est payé seulement 15 % de plus entre 22 h et 23 h là où la très rétrograde loi Macron prévoit... une majoration minimale de 100 % à partir de 21 h !

Après plusieurs rassemblements et des visites à leurs collègues des magasins de La Défense et du Forum des Halles, ils et elles tiennent, avec l’aide du syndicat Sud Commerce, un piquet de grève chaque après-midi depuis le 17 octobre : le dynamisme des jeunes grévistes détonne sur la plus belle avenue du monde.

La direction doit engager sans plus tarder la négociation d’un accord de fin de conflit, y compris avec le syndicat que se sont choisis les grévistes et qui vient de désigner un représentant, plutôt que de s’évertuer à imposer celui maison, la CFDT, qui n’est pas dans la lutte. Une trentaine de dossiers ont été déposés devant les Prud’hommes en référé pour demander une provision pour non-respect de la législation du travail en soirée. 

Aidons-les à gagner leur marathon de la grève en passant les soutenir (métro Franklin-Roosevelt) et en versant à leur caisse de solidarité : https://www.lepotsolidaire.fr/pot/p1x3w29x

LD

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