New Look : mobiliséEs jusqu’au bout

Alors que, après les européennes, les plans de suppressions d’emplois repartent de plus belle, en particulier dans l’industrie, on n’oublie pas que, depuis septembre 2018, les salariéEs de l’enseigne d’habillement New Look se battent contre sa fermeture annoncée (voir L’Anticapitaliste n°443).

Ils et elles ont déjà gagné la satisfaction d’avoir pu conserver leur emploi depuis cette date, là où leurs collègues de Chine, de Pologne puis de Belgique ont eux été rayés d’un trait de plume suite à la décision de la direction britannique de se désengager à l’international. Ils et elles ont également tissé des liens de solidarité que personne ne pourra leur retirer.

1,2 million d’euros de CICE

Pour autant, suite à l’absence d’offres de reprise, le tribunal de commerce devrait prononcer, dans les jours qui viennent, la liquidation de l’entreprise, entrainant plus de 400 suppressions d’emplois dès juillet. Face à cette situation, les déléguéEs et le syndicat SUD Commerce font feu de tout bois : intrusion dans les locaux du cabinet Deloitte, missionné par la direction britannique pour organiser le départ depuis la France, organisation d’une conférence de presse au magasin de Paris-Saint-Antoine, sollicitation du gouvernement par des parlementaires des différentes circonscriptions où l’enseigne est implantée…

Il apparaît que, après avoir empoché 1,2 million d’euros au titre du CICE, le siège a littéralement asséché les finances de sa filiale française en augmentant, entre autres, ses prix de transfert alors qu’il en est également l’unique fournisseur… Il n’est pas question de se résigner, c’est bien au groupe de payer les pots cassés en abondant le plan social à venir, en prenant d’abord dans la trésorerie restante de l’entreprise, plutôt que d’en faire supporter le coût par la collectivité !

LD

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