McDonald’s Marseille : patron-voyou, méthodes mafieuses

C'est l'histoire du grand gros McDo qui est tombé sur des salariéEs prêts à ne rien lâcher. 

Rien à brader ! Non aux licenciements (même déguisés)

Marseille, 7 mai 2018. M. Brochiero décide de céder la franchise de ses 6 restaurants McDonald’s à Marseille. L'un doit être repris par Hali Food, restauration asiatique halal, les 5 autres par M. Abbassi, qui possède déjà de nombreux restaurants McDonald’s dans la cité phocéenne. Très vite, les salariéEs se rendent compte qu'il s'agit d'une escroquerie. Le projet Hali Food n'est absolument pas viable, il s'agit d'un plan social déguisé. Quant à la cession des 5 autres McDo, il s'agit surtout d'aligner les droits de leurs salariéEs, à la baisse, sur ceux des franchises appartenant déjà à M. Abbassi. 

Une histoire qui a commencé plus tôt. Une histoire faite de luttes qui arrachent une à une des droits et des avantages supplémentaires. Un 13ème mois ou une mutuelle digne de ce nom, cela finit par agacer Ronald McDonald’s. Il doit absolument mettre fin aux ignobles privilèges de ces travailleurEs gagnant souvent des sommes astronomiques situées entre 800 et 1 000 euros par mois ! Sûrement question de survie pour le pauvre petit McDo France, qui ne regardait pas d'un très bon œil le coût des nouveaux acquis de ses salariéEs pendant que les autres employéEs d'ailleurs, de McDo France ou des franchisés, discutaient avec intérêt des droits et autres primes que leurs collègues avaient arrachés. Pour en finir avec les revendications, les droits, les représentants du personnel et les syndicalistes des McDo de Mr. Brochiero, il a été décidé de licencier le plus possible, de faire pression, de vendre et de faire taire par tous les moyens. Mais là où McDo et ses exécutants ne voyaient que des petitEs salariéEs venus des quartiers populaires, ils ont bien du acter qu'il fallait affronter une solidarité exemplaire qui n'allait pas tarder à leur mettre plus d'un bâton dans les roues. 

Méthode fascistes et mafieuses 

Le 7 septembre, la justice reconnaît que la reprise par Hali Food n'est pas viable et acte dans ce projet la collusion entre les différents repreneurs et propriétaires. Voilà M. Abbassi toujours visé par des enquêtes en cours, et embarrassé d'un paquet de salariéEs dont l'abnégation n'a d'égal que le capital de son patron, McDo France. En effet, alors qu'il a tout intérêt à faire taire ses salariéEs, surtout celles et ceux qui voudraient l'empêcher de brader leurs droits ou de bafouer le simple code du travail, menaces, coups, agressions et pressions diverses se multiplient dans les restaurants (actuels et futurs) de Mr Abbassi. Plus la bataille judiciaire avance pour les salariéEs, plus Mr Abbassi est empêtré dans ces procès, plus la violence qui s'abat sur les travailleurEs des McDo redouble. Pour se protéger, les salariéEs exercent leur droit de retrait, beaucoup n'osent plus sortir seuls tant les agressions et les menaces sont nombreuses. Pour les représentantEs du personnel ou des sections syndicales c'est encore pire, braquage à main armée pour terroriser, coups à répétition, menaces diverses, le scénario est tel qu'il semble dépasser la réalité. Alors que rien de tel ne s'était jamais produit, on se retrouve obligé de s'enfermer dans le restaurant pour se protéger. À qui profitent ces actes ? Nous n'oserions l'écrire au risque d'être accusé de diffamation et préférons laisser le soin à chacun de mener cette insurmontable enquête à suspens. Nous préférons rappeler que la solidarité entre et avec les salariéEs des McDo ne cesse de grandir et de gagner du terrain, un terrain local, national et international, une solidarité venue tant des postiers de région parisienne que des salariés du Kansas ou des McDo du monde entier réunis à Londres début octobre. Le grand gros McDo qui se gave de profit serait-il tombé sur un os trop difficile à digérer ?

Pour nous rendez-vous est pris : le 18 octobre il faudra être nombreux.ses pour soutenir les salariéEs des McDo lors de la prochaine étape judiciaire au TGI de Marseille !

Correspondante 

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