McDonald’s : de victoire en victoire

Dans la nouvelle manche du combat qui oppose depuis plusieurs mois les David des quartiers nord de Marseille au Goliath de la restauration rapide, c’est la multinationale qui vient de mordre la poussière. 

La justice a annulé, le 7 septembre dernier, la cession du restaurant McDonald’s de Saint-Barthélémy à un obscur repreneur dont la vraie feuille de route était de liquider ce bastion syndical.

Des luttes qui forcent l’admiration

Les 77 salariéEs du site peuvent respirer et appuyer davantage leurs collègues des cinq autres restaurants, dont le changement de franchiseur est pour le moment validé par le juge dans l’attente d’un nouveau recours. 

Dans le même temps, on apprenait que la ministre du Travail n’a pas donné suite au recours formé par McDonald’s France suite au refus de transfert des salariéEs protégés du restaurant parisien des Champs-Élysées (voir l’Anticapitaliste n°413).

En effet, cette demande a d’abord été refusée par l’inspection du travail en décembre 2017, après que celle-ci a démontré que la compagnie avait passé ce restaurant en franchise à la seule fin de se débarrasser des éluEs CFDT et Sud qui y travaillent. Sans doute que Mme Pénicaud, suite aux réactions provoquées par l’autorisation de licenciement de notre camarade Gaël Quirante en mars dernier, ne voulait pas prendre à nouveau une décision en faveur d’un employeur renommé, et ce à l’encontre de l’avis de ses services…

Constitution d’un vaste front social et politique, droit à l’emploi, remise en cause du droit de propriété et auto-organisation des salariéEs : ces deux luttes forcent non seulement l’admiration mais portent des valeurs que nous, anticapitalistes, ne pouvons que partager !

LD

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