Lyon (69) : Répression syndicale au centre commercial de la Part-Dieu

Les femmes de ménage du centre commercial de la Part-Dieu ont décidé de s’organiser face à des conditions de travail de plus en plus précaires. Salariées de SAMSIC, boîte spécialisée dans la sous-traitance de service, elles subissent une pression dû au manque d’effectif, et sont contraintes d’accepter des embauches sans contrat et des salaires inférieurs au niveau conventionnel.

Et autant dire que le groupe n’a rien d’une PME : sa seule filiale propreté compte 47 000 salariés en Europe pour un chiffre d’affaires annuel de 580 millions d’euros.

En septembre, elles décident de se syndiquer à la CNT SO pour faire entendre leurs revendications à la direction de la boîte ainsi que celle du centre. Très vite, elles subissent une forte répression syndicale : leur représentante est mise à pied et la direction refuse de les recevoir.

Pour se faire entendre, elles décident de passer à un mode d’action plus radical. Le 15 octobre, elles organisent un blocage des toilettes avec le soutien de militants de diverses organisations et obtiennent un premier rendez-vous avec la direction...

Première victoire

Le non-respect de l’accord conclu, ainsi que le licenciement de leur représentante syndicale, les poussent à appeler à une deuxième action de blocage le 22 décembre, soutenue cette fois par la CGT du site. Après une heure de négociation, elles ont notamment obtenu leur requalification reconnaissant leur rôle d’hôtesse d’accueil, ainsi que la fin de l’abattement prélevant près de 10 % de leur salaire pour des repas qui ne leur étaient plus proposés.

Cet accord ne doit pas faire oublier la répression dont font trop souvent l’objet ces salariées du tertiaire. En effet, avant l’action du 22, le patron de SAMSIC avait fait le tour des toilettes pour menacer de licenciement les salariées qui y participeraient... Le combat de ces femmes de ménage est donc une lutte de longue haleine qui demande une vigilance accrue face aux abus patronaux.

Correspondant

 

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.