Les facteurEs de Rennes en grève depuis 4 mois

La grève a commencé le 9 janvier, au bureau Crimée, les facteurEs refusant la réorganisation imposée par la direction de La Poste. 

Plusieurs bureaux sont visés : certains passeraient en « pause méridienne », à savoir que la tournée du matin serait suivie d’une pause de 45 minutes… et d’une nouvelle tournée l’après-midi ! D’autres seraient voués à la « tournée sacoche », enlevant de leur travail les opérations de préparation de la tournée : ils et elles prendraient la sacoche « au cul du camion » et passeraient tout leur temps de travail dehors… Le tout agrémenté de suppressions de tournées et de postes.

Premiers reculs de la direction

Animée par un collectif de grévistes qui prend ses décisions en AG, avec le soutien de la CGT et de Sud, la grève s’est étendue à d’autres bureaux de Rennes, comme le Colombier et le Gast, ainsi que dans des bureaux du département d’Ille-et-Vilaine. Des contacts ont été noués avec les départements voisins, le 22, le 56 et le 53, et d’autres plus lointains comme le 33, le 13 et le 92. 

Après de longues semaines de fermeture absolue, la direction a commencé à donner des signes de recul : les projets de réorganisation sont reportés sine die dans un certain nombre de bureaux, comme le Colombier (le plus gros bureau de Rennes), et la direction commence à bouger concernant Crimée, abandonnant la modulation des horaires d’été, annulant la suppression de postes de base arrière et proposant la méridienne au « volontariat ».  

C’est insuffisant selon les grévistes, qui ne veulent pas de suppression de tournées, qui ne veulent pas de méridienne, même au volontariat, alors qu’un quart des effectifs est en CDD, donc peu à même de s’opposer à des pressions de la hiérarchie. Les grévistes prennent comme un signe encourageant le fait que la direction commence à flancher, et ils et elles persistent, organisant la tournée des bureaux pour appeler à une AG départementale le 14 mai. 

Le mouvement de soutien aux grévistes de la poste est très important à Rennes, et de nombreux contacts ont été liés avec d’autres secteurs en lutte. Le 3 mai ils ouvraient une manifestation commune avec les cheminotEs et les agentEs des impôts. Ils sont devenus à Rennes les symboles de la détermination, de l’unité, de la convergence des luttes. Aidons-les à devenir ­l’emblème de la victoire !

Correspondant

 

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