La production de bagnoles n’est pas indispensable aujourd’hui

En cette fin d’après-midi lundi 16 mars il a été annoncé dans la plupart des usines de PSA et de Renault leur fermeture temporaire à partir de ce soir lundi.

Ce qu’il faut savoir et retenir c’est que PSA et Renault ont cherché à gagner du temps et s’étaient refusées jusqu’ici à répondre aux demandes de plus en plus pressantes des salariés à ne plus travailler dans des conditions dangereuses et propices à la propagation de l’épidémie.

Alors que la décision de fermer les écoles, les lycées et universités ainsi que les cafés et commerces non indispensables, était déjà prise, les usines qui peuvent rassembler en un même lieu plusieurs milliers de salariés étaient autorisées à rester ouvertes. Et les dirigeants de PSA et de Renault ont essayé d’en profiter le plus longtemps possible. Un comportement criminel au sens strict ! Plutôt que de jouer le père La Morale pour fustiger le comportement de la population, Macron devrait s’en prendre à ses amis des patrons qui, comme dans l’automobile, se sont moqués de la santé et de la vie de tous.

Beaucoup de questions restent en suspens pour les intérimaires et prestataires dans les usines et établissements automobiles. Les indemnisations doivent être à 100 % pour tous. Pas question d’accepter la moindre division entre nous. Et trouvons les moyens de continuer à maintenir nos solidarités collectives malgré le confinement annoncé.

Face à cette épidémie, des salariés ont par des mises en retrait, des appels à fermer temporairement les usines, des rassemblements ce lundi matin dans des ateliers de plusieurs usines ont d’avantage participé à une lutte contre la contagion de l’épidémie que des patrons obsédés par leur seul profit.

La production de bagnoles n’est pas indispensable aujourd’hui ! Nos vies valent plus que leurs profits.

NPA auto-critique

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.