La Poste (92) : Ils veulent licencier Gaël ? Les postierEs ne laisseront pas faire !

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Ni une, ni deux mais trois fois : le licenciement de Gaël Quirante, secrétaire départemental de Sud activités postales 92 avait déjà été refusé en 2010 par l’inspection du travail...

Suite à un premier appel de La Poste, nouveau refus de licenciement prononcé cette fois en 2011... par le ministre du Travail de l’époque ! Nouvel appel de la direction de La Poste en 2014, auprès du tribunal administratif cette fois... et nouvel échec, le TA considérant comme le ministre que les droits de la défense n’avaient pas été respectés.

Mais la quatrième tentative risque malheureusement d’aboutir : mardi 25 avril, la cour d’appel administrative de Versailles a décidé d’annuler les deux refus de licenciement prononcés par le ministre du Travail en 2011 et par le tribunal administratif en 2014. Gaël va donc repasser devant l’inspection du travail, pour effectuer une nouvelle enquête sur des faits de grève datant de 2010 !

Faire taire toute contestation...

Gaël risque donc d’être licencié d’ici quelques mois, car entre-temps, il a été déclaré pénalement coupable de « séquestration » : la procédure disciplinaire avait été en effet doublée d’une plainte au pénal de 13 cadres de La Poste. Au bout d’un autre marathon judiciaire, Gaël a écopé d’une amende avec sursis... Une peine symbolique mais suffisante pour le considérer coupable aux yeux de cette justice de classe.

En s’acharnant contre Gaël, en lançant des procédures de licenciement contre Xavier de SUD Poste 92 ou contre Franck de SUD Poste Paris 8, La Poste cherche à faire taire une contestation persistante dans la plus grosse entreprise du pays, où pas un mois ne se passe sans que n’aient lieu de multiples conflits locaux.

Face à cette politique, les représentants de SUD Poste 92 ont indiqué lors du rassemblement du 28 mars devant la cour d’appel de Versailles que leur syndicat se donnerait les moyens de maintenir l’activité syndicale de Gaël en direction des centres postaux, même en cas de licenciement. Une manière d’affirmer que coûte que coûte, c’est aux postierEs de choisir leurs représentants, pas aux patrons.

Correspondant

 

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