La direction d’Easy Jet met la pression sur les salariés

Suite à la crise du Covid-19, le personnel d’Easy Jet a été mis au chômage partiel en France. Des tractations ont lieu entre le gouvernement français et la direction pour savoir à la charge de qui sera ce chômage partiel : le gouvernement français rechigne à payer le chômage partiel d’une compagnie britannique, mais les salariés basés en France sont de droit français et payent des cotisations sociales en France.

Easy Jet a créé une filiale en Autriche, à l’annonce du Brexit, pour que ses avions soient de droit communautaire et puissent voler en Europe et bénéficier du droit communautaire (voir https://fr.wikipedia.org/wiki/EasyJet ). Actuellement la direction essaye de profiter de la crise du Covid pour rogner les avantages acquis par les personnels (au Royaume-Uni en particulier un directeur, qui vient de Rayanair a annoncé prévoir, entre autres, de mettre en congé sans solde les personnels, ce qui a généré une réaction des dits personnels, les syndicats ont été obligés de réagir en France et l’option chômage partiel/technique a été retenue). 

La direction a l’intention de redémarrer rapidement et commence à mettre des personnels d’astreinte pour mai/juin pour pouvoir les mobiliser si un redémarrage est possible. Les actionnaires, eux, auraient préféré des licenciements à plus grande échelle, en particulier pour tous les CDD. Un bras de fer semble engagé entre les actionnaires et la direction sur ce sujet : l’ancien directeur, fondateur de la compagnie voudrait convoquer une réunion des actionnaires pour renverser la direction actuelle et imposer des licenciements pour augmenter les dividendes1

Sur le membre de la direction qui vient de RayanAir, les personnels ont réagi sur le net en se défoulant et en demandant à ce qu’il n’importe pas les méthodes RayanAir chez EasyJet, il a dû revenir sur ses propos2.

La grogne des équipages montait avant la crise du Coronavirus, et les vols de rapatriement et les dernier jours de vol – sans masque ni précaution alors que le virus circulait déjà en Italie, à Ténérife – et surtout les propos de la direction pour profiter de la crise ont aggravé la défiance.

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