Grève des postierEs de Rennes : solidarité !

Depuis le 9 janvier (près de 50 jours), les agentEs des bureaux de poste de Rennes Crimée, Colombier et le Gast sont en grève contre les projets de réorganisation du travail, de suppression d’emplois et de tournées (15 % en moins). 

Alors que le groupe La Poste avoisine le milliard de bénéfices, les salaires sont toujours au plus bas (1 400 euros net pour 20 ans d’ancienneté) et les méthodes managériales dignes des pires entreprises privées. 

Le vrai visage du « dialogue social »

Face à la fronde, le groupe a dépêché un médiateur, prétendument « neutre », du siège national, pour discuter avec les syndicats. Mais les grévistes ne se sont pas laissé imposer ces pratiques : c’est l’assemblée générale des grévistes qui décide démocratiquement de la lutte et c’est elle seule qui a la légitimité pour négocier ou non !

Et alors que la direction parle de « respect du droit syndical et de liberté de grève », elle met en place un centre de tri parallèle avec des intérimaires pour distribuer le courrier. 

Les syndicalistes ne sont pas des voyous

Face à ces méthodes, les postierEs ont décidé d’occuper le centre de Rennes-Colombier le 15 février. Le « dialogue social » de la direction ne s’est pas fait attendre : 40 policiers étaient présents pour évacuer les grévistes ! Et la justice (de classe) emboîte le pas à la répression policière : 35 grévistes ont reçu mardi 20 février une assignation à résidence pour empêcher les occupations et les visites de bureaux pour étendre la grève. Soit une utilisation des outils de l’état d’urgence contre des grévistes…

Le 20 février, nous étions 200 présentEs au rassemblement de soutien aux grévistes, qui ont décidé de reconduire le mouvement. Un autre rassemblement s’est tenu le mardi 27 février devant la direction : il est urgent d’étendre le soutien à la grève des postierEs ! 

Correspondant

 

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