Geodis Bruges (33) : En grève et déterminés

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Les salariés de la plateforme logistique Geodis BM Aquitaine, à Bruges près de Bordeaux, sont en grève !

Depuis le 27 juin, ils sont 12 grévistes. Geodis, filiale de la SNCF, est un sous-traitant de La Poste en ce qui concerne le triage et l’acheminement des colis.

Les grévistes dénoncent leurs conditions de travail, revendiquent des augmentations de salaires, un 13e mois, la réévaluation de leur prime de panier à hauteur de la convention collective. Ils sont en effet payés au Smic et travaillent dans des locaux insalubres. L’entrepôt est vieux et poussiéreux. La température peut aller jusqu’à 40 °C et les douches sont inutilisables.

Après deux mois de préparation, les salariés ont décidé de ne plus accepter ces conditions et de se mettre en grève. Ils occupent le site tous les jours de 8 heures à 5 heures du matin, soutenus par les camarades de Sud PTT (qui ont fait grève en solidarité au début du mouvement), des militants de la CGT, de FO Transports, de la CNT. Un blocage a même été organisé par ces militants, une semaine après le début du mouvement, pour empêcher les camions de prendre leur marchandise.

Conditions de travail en solde...

Malgré la transformation, à la demande de la direction, de salariés des bureaux en manutentionnaires, ainsi que le transfert de salariés de Paris, tout tourne au ralenti. Un manque à gagner pour Geodis car tout retard doit en effet être remboursé. La tuile en cette période de soldes !

Pour l’instant la direction ne veut rien lâcher sauf si les grévistes reprennent le travail… Face à la détermination des salariés, elle a suspendu l’activité sur le site et plus aucun camion ne part. Les grévistes tiennent bon. 

La rencontre avec Philippe Poutou les a encouragés. Les grévistes apprécient la solidarité militante qu’ils découvrent : ils sont allés soutenir les camarades de Ford vendredi 7 juillet à la préfecture, où une délégation de l’usine de Blanquefort devait rencontrer la direction de Ford Europe à propos des emplois toujours menacés.

Sur le piquet de grève, de nombreuses discussions sur la nécessité de ne plus accepter d’être exploités, de se battre, et de combattre Macron et ses mesures. La lutte continue, les échanges aussi !

Correspondante