Chez Renault, un « accord » qui autorise une reprise de la production pendant l’épidémie

Alors que les usines Renault sont toutes à l’arrêt en raison de l'épidémie qui continue de progresser, un accord a été signé entre la direction de Renault et les syndicats CGC, CFDT et FO. Ces trois signatures, qui représentent plus de 50% des voix aux élections professionnelles, suffisent à rendre l'accord applicable dans tous les établissements de Renault. La  CGC et les autres syndicats signataires sont surtout majoritaires dans les 2e et 3e collèges qui peuvent être en télétravail : ce n’est quand même pas à eux de dicter les conditions et les dates de la reprise pour les ouvriers des usines de production. 

L’accord garantit 100% du salaire pendant le chômage partiel dû à l’épidémie de coronavirus, sans que Renault n’ait beaucoup à débourser, l'essentiel étant assuré par l’État, c’est-à-dire par nos impôts, et le reste par un fonds de solidarité financé en partie par les salariéEs eux et elles-mêmes.

En outre, cet accord ouvre la voie à la déréglementation du travail tant ce qui concerne les horaires que les prises de congé.

Et surtout cet accord, sous couvert de la mise en place d’une protection sanitaire dans les établissements, s’inscrit dans une perspective de reprise des activités de production des usines en pleine épidémie. La revendication basique « Pas de reprise de la production tant que les risques de contagion persistent » est purement et simplement abandonnée. 

Nos vies valent plus que leurs profits. Cet « accord » tourne le dos à cette exigence.

Source : blog NPA auto-critique

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