Aucune sanction pour Sandrine, victime de violence sexiste !

Nous avons sollicité les camarades de SUD-Rail pour nous raconter la situation de leur collègue.

En octobre, Sandrine, collègue conductrice sur Bordeaux, a été sanctionnée car elle a eu le courage de dénoncer un cas de violence à son égard. En effet, victime d’un machisme « d’ambiance » de la part d’un collègue conducteur, elle a fini par se rebeller et il l’a violemment jetée à terre, ce qui lui a valu une semaine d’ITT. La direction, alertée par SUD-Rail, a d’abord fait la sourde oreille, puis a fini par sanctionner l’agresseur… et Sandrine !

Alors que ces derniers temps, tout le monde a salué « la parole libérée » des femmes pour dénoncer notamment les violences sexistes, la direction SNCF a décidé de sanctionner une cheminote qui dénonce une agression physique dont elle a été victime.

C’est tout simplement bâillonner l’ensemble des travailleuses qui seraient victimes de violence ou de harcèlement. De fait, les dirigeants SNCF incitent les femmes à ne pas parler, à ne pas dénoncer, en définitive, les femmes doivent se taire à la SNCF.

Dans une société patriarcale où les violences faites aux femmes sont une réalité malheureusement quotidienne pour beaucoup, les entreprises et le gouvernement continuent leur politique qui nie et réfute les violences faites aux femmes, politique aggravée avec la suppression des CHSCT qui s’occupaient, entre autres, du harcèlement sexuel au travail.

Pour nous, militants de Sud Rail, la convergence des luttes commence par la solidarité, mais elle n’a d’effet que lorsque nous tissons des passerelles entre les luttes contre les oppressions raciales et sexistes et celles du mouvement ouvrier.

Lionnel Delaveau

Pour soutenir Sandrine, on peut signer la pétition en ligne : https://www.change.org/p/sncf-solidarit%C3%A9-avec-sandrine-contre-la-violence-faite-aux-femmes

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