3ème semaine de grève pour les salaires à la Monnaie de Pessac

La grève entamée le lundi 25 mars à la Monnaie de Pessac pour une augmentation des salaires de 190 € continue malgré les manœuvres de la direction. Ainsi, la semaine dernière, le PDG présent sur l’usine a proposé une “sortie de crise”… pour tenter de diviser le mouvement. 

Il a annoncé une augmentation de 3,5% pour les salaires inférieurs à 26 000 € par an et de 2,5% pour les salaires entre 26 000 et 36 000 €... et toujours rien pour les autres sur l'augmentation collective. Outre que cela reste loin du compte pour les plus bas salaires, cela exclue les ouvriers d'Etat d’une augmentation générale… alors que le Top 10 a encore augmenté de +3,52 % cette année après un +7,8 % l’an dernier.

Mais surtout, la direction a tenté cette fameuse « sortie de crise » avec un chantage et un ultimatum à la clef, puisque la mesure ne s'applique que si le travail reprend. Au final, l'AG a voté le refus de ces "propositions" et la continuation du mouvement. Beaucoup ont exprimé qu'il faut que tout le monde gagne quelque chose et surtout que notre collectif sorte renforcé de la grève et sûrement pas divisé.

Depuis, la question de la solidarité financière en particulier pour les contractuels est venue aider le mouvement. Nous avons reçu des soutiens d’équipes syndicales CGT de Ford, territoriaux, clinique Bordeaux-Nord, UL, UD, de Sud PTT, de Sud Santé et des retraités de la Monnaie qui viennent nous soutenir régulièrement. Cela renforce le moral des grévistes.

Malgré la tentative de pourrissement du mouvement menée par la direction, la grève tient et est reconduite chaque jour à la demi-journée. Du coup, nous avons aussi décidé de médiatiser et de sortir de devant la porte de l'usine pour se faire voir et populariser la lutte pour les salaires. C’est dans l’air du temps, nous commençons par faire une action, mardi 9 avril sur un rond-point central de notre zone industrielle. La lutte continue…

Correspondant

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