Fausse alerte attentats dans les écoles

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Dans tout le pays, les directeurs/trices ont reçu un sms “alerte attentats” sur leur téléphone personnel de la part des rectorats. Cela a provoqué beaucoup de questionnements…

Le premier concerne la vie privée : de quel droit les inspections ont-elles transmis les coordonnées privées des personnels ? Le flicage, la surveillance quotidienne franchit un cap… D’autant que l’informatisation des données personnelles, avec iProf, a rassemblé sur les sites des académies toutes les informations sur la carrière, les diplômes, les congés maladie, le CV avec, éventuellement, les « activités personnelles »…

Deuxième interrogation : les personnels semblent de plus en plus souvent appelés à une responsabilité concernant la sécurité des établissements. Ainsi, certaines équipes enseignantes se sont vues demander de construire d’une procédure de réaction en cas d’alerte attentat. Comme si, celles-ci, en plus de leurs compétences pédagogiques, devaient avoir des compétences concernant la lutte antiterroriste… Une collègue a demandé si elle devait lire tous les SMS qu’elle recevrait sur le temps de classe et répondre à tous les appels. L'inspectrice n’a pas répondu…

Tout cela est d’autant plus ridicule qu’une fois de plus, les consignes de sécurité élémentaires ne sont pas respectées par la mairie ou le rectorat : embauche de gardiens vacataires sur mi-temps (alors que ceux-ci sont supposés surveiller toutes les entrées et sorties dans l’école…), classes sans enseignants…

Cette rentrée commence fort, avec la tentative du gouvernement de faire parler d’attentats pour masquer la pénurie budgétaire…

Antoine Larrache