Après la réussite du 5 mars, maintenir et développer la mobilisation dans l’enseignement supérieur et la recherche

Décidée lors de la première coordination des facs et labos en lutte début février, la date de mobilisation du 5 mars, jour où « l’université et la recherche s’arrêtent », a été une véritable réussite. 

Partout en France, cette journée a donné lieu à des manifestations ou rassemblements avec des dizaines de milliers de personnes, dont près de 25 000 pour le seul cortège parisien. Ce fut aussi l’occasion de nombreuses actions : petits déjeuners solidaires, prises de parole de précaires, die-in, blocages, occupation de l’espace public. Face à la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, qui nous désigne comme des « preneurs d’otages », nous avons montré que nous savons mobiliser massivement, toutEs ensemble, personnels et étudiantEs. La recherche et l’université se sont bien arrêtées ce jeudi 5 mars ! 

Deuxième coordination nationale

Outre les revendications propres à l’Enseignement supérieur et la recherche (ESR), telles que l’abandon de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), la demande d’une hausse significative des moyens et la suppression de la précarité, la question des retraites était bel et bien présente également, le 49.3 dégainé le samedi en fin d’après-midi ayant rajouté des raisons à la colère montante. Et les annonces faiblardes du gouvernement couplées à la casse générale des services publics ne peuvent que renforcer notre détermination à se mobiliser efficacement dans la durée.

Cette belle journée de mobilisation n’est qu’un début : dès le lendemain, près de 500 personnes mandatées par plus de 9000 participantEs aux AG locales se sont retrouvées à l’université de Nanterre, pour discuter des suites à donner au mouvement. Cette deuxième coordination nationale a fait émerger la grève reconductible comme perspective de mobilisation la plus efficace. Un calendrier d’actions avec une série de temps forts a été voté : une semaine noire, « On bloque tout ! », à partir du 16 mars avec deux journées spécifiques, le jeudi 19 contre les violences sexuelles et sexistes et le vendredi 20 pour visibiliser les étrangerEs dans l’ESR. Ce mois de mobilisation se terminera en apothéose avec la journée de grève interprofessionnelle contre la réforme des retraites le 31 mars !

La mobilisation des personnels de l’ESR et des étudiantEs ne s’arrêtera pas ! Et pour que ce début de printemps soit l’occasion de nouvelles actions joyeuses et revendicatives, nous retournons dans nos facs et labos avec une énergie renouvelée et un programme clair pour se mobiliser ensemble, contre la réforme des retraites, la LPPR, la casse des services publics et la précarité et pour un monde meilleur et solidaire.

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