Détruire l’environnement ou le capitalisme ?

Après la Suède, la Belgique, l’Allemagne, l’Australie… les lycéenEs français s’y mettent et contestent l’inaction des gouvernements face au changement climatique ! Au vu de la vigueur avec laquelle les slogans étaient repris dans la manifestation parisienne, il s’agissait à l’évidence de la première expérience politique de plusieurs centaines de lycéenEs pas décidés à s’arrêter !

Le gouvernement tente d’opposer le combat des Gilets jaunes contre les fins de mois difficiles à celui des jeunes contre la fin du monde. Mais la politique prétendument « écolo » du gouvernement se réduit à une chose : faire peser toutes les mesures sur les plus précaires. La « courageuse » taxe carbone ? Comme si le problème résidait dans les comportements des gens qui n’ont souvent d’autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler, faire les courses, ou encore emmener leurs enfants à l’école. Dommage pour les autorités, les (très) jeunes qui se mobilisent ont compris que le combat pour l’écologie ne pourra pas être remporté uniquement par des actions individuelles, et nécessite un véritable changement de société. 

Les vrais pollueurs ne sont pas ceux qui doivent conduire pour aller travailler : ce sont les grandes entreprises ! Tout en trafiquant les mesures d’émission des voitures diesel pour les faire passer pour moins polluantes qu’elles ne le sont, les industriels automobiles essaient de se racheter une conscience verte en développant les voitures électriques. Mais de l’extraction des matériaux rares pour les batteries à la production de l’électricité pour les faire rouler, leur cycle de vie les rend aussi polluantes que les voitures conventionnelles.

C’est le pouvoir de ces grandes entreprises qu’il s’agit de contester, tant il menace l’environnement, et donc nos vies. Le capitalisme détruit la planète ? Eh bien détruisons le capitalisme ! L’un des slogans les plus populaires vendredi dernier : « Anticapitalistes ! »

Fin du monde, fin du mois : même système, même combat !

Stéphane Pirès

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