Communiqué du NPA. Villiers-le-Bel : le procès de la banlieue

Cinq accusés condamnés - dont trois pour «tentative de meurtre en bande organisée» - avec des peines allant de 3 à 15 ans de prison!

Ce verdict ne repose, pour l'essentiel, que sur quatre témoignages sous X, dont un seul au final se sera fait entendre. Trop bien entendre d'ailleurs… puisque le témoin s'avère être un indicateur de la police! Même la Cour Européenne des Droits de l'Homme indique que nul ne peut être condamné si sa culpabilité repose uniquement sur un témoignage sous X. Autant dire, comme le soulignent les avocats des inculpés, que le dossier d'accusation est vide.

Quant au réquisitoire porté par l'avocate générale - la même qui avait instruit le dossier de la mort de Moshin et Lakhamy en concluant à un accident - et qui porte aujourd'hui l'accusation sur d'autres jeunes de Villiers-le-Bel, il reste dans la droite ligne des politiques sécuritaires voulues par Sarkozy.

Ce procès auquel le gouvernement a voulu donner valeur d'exemple ne s'appuie donc sur aucun fait tangible. Il aura permis, une fois de plus, de passer sous silence les violences policières et les difficultés sociales dans les quartiers populaires de Villiers-le-Bel.
Le NPA se prononce pour la libération des cinq condamnés et réaffirme son soutien au collectif «Justice, Vérité et Respect» de Villiers-le-Bel, à l'auto-organisation et à la coordination de tous les collectifs contre les violences policières.

Montreuil, le 5 juillet.

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.