Castres (81) : résistance contre la fermeture de l’usine Weir

Le groupe multinational Weir (16 000 salariéEs dans le monde) se lance dans une restructuration qui se traduirait par des centaines de licenciements et quelques fermetures d’usines dont celle de Castres dans le Tarn. C’est fin 2014 que les 50 salariés ont appris la fermeture de leur usine (fabrication de pompes industrielles). Un choc d’autant plus important que cette usine a une très vieille histoire : elle existe depuis 1802 à Castres ! En fait, il s’agit encore de cette terrible logique de « compétitivité », autre nom de la satanée course aux profits : avec des bénéfices au rendez-vous et une activité rentable, ce groupe en veut toujours plus.

Les salariéEs refusent ce projet de fermeture et cherchent les moyens de s’y opposer. Il ne s’agit pourtant pas d’une usine avec tradition de lutte. Cela ne décourage pas l’équipe syndicale et les salariéEs entrés en résistance : actions de protestation, alerte des élus locaux et des pouvoirs publics, défense du maintien de l’activité et de tous les emplois, d’une solution de reprise voire d’une Scop.

Ils reçoivent le soutien des structures syndicales locales, de salariés d’entreprises voisines comme celle de Comau (équipementier automobile). Un vrai bras de fer est commencé, une vraie course contre la montre aussi. Dans ces cas-là, le moindre soutien fait du bien au moral et donne des forces pour tenir.


Dans cette situation, les militants NPA d’Albi (ville voisine) avec Philippe Poutou sont venus jeudi 12 février apporter leur solidarité. Sont venus pour l’occasion la Dépêche et deux radios locales. L’essentiel des discussions ont porté sur comment construire une mobilisation, trouver des aides et coordonner les réseaux militants pour agir plus fort.

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