Montreuil/Rosny-sous-Bois (93) : Travailleurs immigrés sous pression policière, stop !

Samedi 4 février, 300 manifestantEs se sont rassemblés place de la mairie à Montreuil pour protester contre les attaques sournoises dont sont victimes les travailleurs immigrés tant à Montreuil qu’à Rosny. Les associations de défense ont pris la parole, puis une manifestation a pris le chemin de Rosny.

À Montreuil, le foyer de la rue Bara qui hébergeait 800 travailleurs, pour 470 places (!), est en partie fermé. Il doit être détruit sans que sa reconstruction ne soit sérieusement évoquée. Pour forcer les derniers résidents à quitter les lieux, la police multiplie les contrôles aux abords du foyer. Pire, une vingtaine de travailleurs immigrés et français, qui avaient trouvé un hébergement provisoire dans les locaux de l’association « Salamatane » (restauration, travail social, travail artistique...), ont été expulsés.

C’était au pire moment de la vague de froid de janvier : la nuit, la température fleurtait avec les – 8 degrés ! Depuis, ils campent dans des tentes sur le trottoir, dans des conditions infernales, mettant en jeu leur santé et peut-être leur vie. Dans ce cas, tout comme avec douze familles roms l’été dernier, c’est la mairie PCF/Front de gauche qui est à la manœuvre, aidée par la milice municipale...

Harcèlement policier à répétition

À Rosny-sous-Bois, ce sont les habitants du foyer de la rue Allemane qui se font contrôler quotidiennement. Ce foyer comporte 330 chambres individuelles, mais c’est un millier de personnes qui y logent dans des conditions tout à fait indignes. Évidemment, ces guet-apens sont installés aux abords du foyer et frappent les travailleurs – avec ou sans-papiers – au moment des départs ou des retours du boulot.

Les objectifs de ces harcèlements sont évident : remplir les quotas d’interpellation sans trop se fatiguer, et créer un sentiments d’insécurité parmi une population déjà très précarisée.

Le courage de la police commence à devenir légendaire en France. Des centaines de jeunes et de moins jeunes tabassés au printemps pendant la lutte contre la loi El Khomri, la mort d’Adama dans une gendarmerie, le viol de Théo par quatre policiers... Le PS a laissé ses chiens en liberté, et c’est toute la classe ouvrière qui aujourd’hui se fait mordre.

Correspondant

 

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