Manifestation à Limoges contre les expulsions

Samedi 7 septembre, 350 personnes ont manifesté leur colère pour que l’accueil des migrantEs dans la région ne se résume pas à devoir survivre dans la rue.

Après l’expulsion, en juin, du CRDP, un bâtiment appartenant à la Région, vide depuis 8 ans, dans lequel un collectif d’associations, « Chabatz d’entrar », avait installé 90 personnes à la rue, le même collectif, dont le NPA est partie prenante, ouvrait un nouveau squat dans une friche industrielle (d’anciens bâtiments d’Engie), elle aussi à l’abandon depuis 8 ans. 

Incurie des pouvoirs publics

Un énorme travail a été fait sur le lieu (aménagement de chambres, eau, électricité, cuisine collective et construction d’un lieu de vie) et voici que de nouveau le squat est menacé d’expulsion au profit d’une opération immobilière orchestrée par le groupe Vinci. Actuellement, ce sont de nouveau 90 personnes qui ont trouvé un toit dans ce lieu. Si une cinquantaine de personnes ont eu, suite à l’expulsion du CRDP, des solutions d’hébergement mais uniquement temporaires, une quarantaine ont rejoint le nouveau squat, ainsi que de nombreuses familles à la rue. D’autres demandes affluent et ne peuvent être satisfaites pour des raisons de sécurité. Le collectif ne cesse de demander aux pouvoirs publics locaux la création de 200 places d’hébergement d’urgence inconditionnel, l’État ne cesse de renvoyer au 115 alors qu’il n’y a aucune place libre.

C’est pourquoi ce samedi, la ­colère est montée d’un cran et que toutes et tous ont été bien contents d’avoir pu l’exprimer aussi nombreux. Le lundi 9 septembre, au tribunal, les avocats sont parvenus à reporter le procès d’expulsion au 11 octobre. Le combat continue ! 

Correspondant

 

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