8 mars : journée de lutte, journée de grève

Pour la deuxième année consécutive la CGT, la FSU et Solidaires appellent à la grève le 8 mars, à 15h40, heure à partir de laquelle les femmes ne sont plus payées puisqu’elles gagnent en moyenne 27% de moins que les hommes. Cet appel s’inscrit dans un mouvement international initié, entre autres, par les femmes d’Argentine en lutte contre les violences et les féminicides. Il est relayé également aux États-Unis, dans l’État espagnol et en Italie. La thématique principale avancée est la lutte contre les violences, dans le sillage des mobilisations #MeToo. Mais ce n’est pas l’unique mot d’ordre porté ce 8 mars : pour l’égalité professionnelle, contre la précarité, pour l’accès à l’avortement et à la contraception, contre la lesbophobie et la transphobie, contre le racisme et l’islamophobie, pour le partage des tâches ménagères… toutes ces revendications sont à l’ordre du jour !

Évidemment il ne s’agit pas aujourd’hui d’une grève massive mais l’enjeu est malgré tout important : être en grève et mobilisées dans la rue c’est sortir du témoignage, c’est prendre nos affaires en main, c’est s’inscrire dans la lignée des luttes des femmes, c’est construire un rapport de force face à ce système capitaliste et patriarcal. Il n’y aura pas d’autre solution pour imposer nos revendications que de construire un mouvement autonome large des femmes pour imposer nos propres mots d’ordre féministes et de se lier au mouvement social plus général pour défendre les droits de touTEs et en finir avec l’exploitation et toutes les oppressions. 

Dossier réalisé par la Commission nationale d'intervention féministe. 

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