1969-2019  : 50 ans d’émeutes, 50 ans de révoltes, 50 ans de luttes LGBTI

Les marches des fiertés, qui se déroulent depuis le 17 mai, se font dans un contexte particulier, puisqu’il s’agit des 50 ans de l’anniversaire de Stonewall. Alors que les LGBTI sont, partout dans le monde, oppriméEs, cet anniversaire se fait en demi-teinte, à coup de grand renfort marketing : Stonewall est partout, à croire que les LGBTI seraient intégrables au capitalisme...

En France, les marches se déroulent dans un contexte où le gouvernement Macron continue d’user du rouleau compresseur. Après les universités et les cheminotEs l’année dernière, cette année tout y passe : éducation, services publics, assurance chômage… le tout accompagné d’une répression aggravée des militantEs syndicaux, Gilets jaunes, politiques. Évidemment, les personnes LGBTI sont des travailleuses et des travailleurs, le plus souvent parmi les travailleurEs les plus précaires, en particulier les personnes trans qui subissent une grande précarité, que ce soit dans l’accès aux soins ou dans l’accès à l’emploi. Parmi les personnes LGBTI, il y a aussi de nombreux et nombreuses migrantEs, qui demandent l’asile en France, et que les lois anti-migrantEs fragilisent toujours plus. 

Le gouvernement Macron, en reculant encore et toujours sur la PMA, et en l’intégrant à la loi bioéthique, fait en réalité le jeu des réactionnaires et de l’extrême droite. Pour dégager ce pouvoir, contre l’extrême droite et les réactionnaires : il faut reprendre la rue. 

Dossier coordonné par Mimosa Effe

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