Hôtellerie : dans les palaces, on lutte aussi et on gagne !

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Manifestation insolite, jeudi 6 juin, dans les beaux quartiers, entre la rue de la Paix et la place de la Concorde... Une centaine d’employéEs de quelques palaces parisiens défilent avec drapeaux de la CGT et de la CNT entre l’hôtel Park Hyatt Paris Vendôme et le Crillon.

Il s’agissait de dénoncer le développement de la sous-traitance pour les services d’hébergement (femmes de chambre, gouvernantes et équipiers) ainsi que le travail à la tâche. C’était aussi un soutien aux salariéEs du Park Hyatt qui attaquaient l’après-midi aux prud’hommes la direction de l’hôtel et celle de la société de nettoyage Française de Services Groupe qui les emploie. En effet, on leur refuse les avantages dont bénéficie l’ensemble du personnel du palace.

« L’esclavage, ça suffit ! »
L’été dernier, c’est au Campanile et au Première Classe de Suresnes (92) qu’il a été mis un terme, à l’issue d’une grève, à certains abus de la sous-­traitance. Et une charte sociale s’applique depuis le 1er juin à tout le Louvre Hôtels Group.
Tout récemment, il y a eu des victoires judiciaires contre la précarité et les mauvaises conditions de travail au Sofitel Bercy, au Concorde Montparnasse et au Novotel Paris Les Halles, après parfois de longues grèves comme au Novotel (34 jours !).
Actuellement en travaux, Le Crillon et le Ritz comptaient rouvrir avec leur personnel d’hébergement sous-traité, comme de vulgaires hôtels économiques. Ils vont peut-être devoir maintenant réviser leurs plans.

Jacques Capet